Projet

La base de données « Décors antiques »

Numérisation d’un fonds photographique et constitution d'une base de données sur les peintures murales antiques (IV<sup>e</sup> siècle av - IV<sup>e</sup> siècle ap. J.-C.)

La base de données « Décors antiques », projetée par Alix Barbet dès 2006, et techniquement réalisée par Joëlle Carayon, a pour but de mettre à la disposition des chercheurs l’intégralité de la documentation accumulée depuis un demi-siècle par Alix Barbet sur les peintures et les stucs dans l’ensemble du monde romain, enrichie d’une extension vers les époques grecque et paléo-chrétienne. Certains clichés anciens concernent des peintures depuis disparues ou volées, ou encore détériorées, telles celles du tombeau des Trois Frères à Palmyre (photo ci-dessus), ou certains tableaux de Pompéi, rendant ce patrimoine d’autant plus précieux.

La base de données a été entreprise dès 2006 avec l’aide de l’UMR 8546 du CNRS, basée au laboratoire d’archéologie de l’ENS, puis avec le soutien du TGE Adonis. Elle a très vite suscité des dons, comme celui de 382 clichés de Pompéi d’un photographe de la DRAC PACA, suivi par de nombreux collègues.

En 2015, l'appel à projets PSL-Explore de l'Université PSL a permis d’allouer les crédits nécessaires à la numérisation du reste du fonds photographique constitué par Alix Barbet, soit des milliers de diapositives en format 6 X 6. Représentant plus de 11 500 fiches désormais renseignées et disponibles, cette base de données a été amplement utilisée par exemple pour le catalogue d’une grande exposition à Toulouse sur l’Empire de la couleur.

Outre l’intérêt de pouvoir examiner de très près des ensembles provenant de près de trente-six pays actuels, la base photographique donne accès aux données scientifiques renseignées pour chaque entrée : localisation, type d’édifice décoré, lieu de conservation, datation, etc. Le champ description est large, la bibliographie est intégrée, reliée à une table de données bibliographique, et les informations relatives aux auteurs, à la date de prise de vue et à l’auteur de la fiche, sont précisées. Du fait de l’engouement pour Pompéi au XVIIIe siècle, les oeuvres néo-pompéiennes sont également renseignées dans la base de données.

Plusieurs partenariats ont pu ainsi se nouer avec l’Ecole Française de Rome, le Centre Camille Jullian d’Aix-en-Provence, le Centre Interdisciplinaire de réalité virtuelle de Caen, le Musée du Louvre, le Collège de France. Constamment enrichie et révisée en fonction de l’avancement de la recherche, la base « Décors antiques » est consultable sur le site du laboratoire d’archéologie de l’ENS.